SEDEGBEDO, Une autobiographie du Professeur KOFFI AZA

Sèdégbédo : Un voyage au cœur du Fâ et des vestiges endogènes
C’est un ouvrage qui parle de la vie d’un homme. Un homme qui, depuis sa tendre enfance a été moulé dans le fâ, la tradition et tout ce qui a rapport avec le monde endogène de notre pays. Un ouvrage qui au-delà de la présentation d’un homme dévoile des secrets du bonheur à travers la pratique du fâ et l’appropriation des vestiges endogènes.
Déjà, à la première de couverture, vous voyez l’homme. Positionné de profil avec un sourire comme il est de son habitude quand il veut exprimer sa joie. En face de lui sur la couverture, les trois chapelets avec à leurs côtés un petit gon et la reine des cauris qui joue un rôle important dans le processus de la consultation. Ainsi décrite, la première de couverture trouve son prolongement à la der. A ce niveau se découvre facilement, la tablette qui sert à tracer les signes du fâ lors des sacrifices et qui est superposé de la calebasse qui garde la poudre blanche du kaolin et le bâton de consécration des sacrifices après une consultation. Ses trois éléments sont à côté d’une image qui représente tous les objets qui désignent les éléments spirituels dans le processus de la consultation du fâ. Une brève présentation de l’auteur et de l’ouvrage superpose ces images sur la dernière de couverture qui n’est qu’une suite logique de la première couverture.
Une fois à l’intérieur de l’ouvrage, les dédicaces ne se font pas désirer. L’homme a pensé à ses géniteurs qui ont fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il s’agit de sa mère Feue Nah-gbo Gbédédji Nassikindé et de son père feu Julien AZA. Suivra l’introduction qui supplante le premier chapitre de l’ouvrage.
Intitulé La lignée royale, ce chapitre retrace l’enfance de l’auteur, ses liens parentaux avec la royauté dans le Danxomè d’hier et de son parcours académique et initiatique.
Au second chapitre, l’auteur aborde le fâ qu’il considère comme un instrument de plein épanouissement. Dans ce chapitre, il aborda la naissance du fâ, son étymologie, la vibroturgie et les principes de la consultation du fâ. L’auteur précisera dans ce chapitre que le fâ n’est pas une religion, mais plutôt une science qui s’est confirmée dans le temps et qui de nos jours mérite une réforme profonde. Car, la dernière réforme dont elle a fait l’objet datte du Roi Dossou Agadja. Le Tofâ qui est consulté dans notre pays depuis plus de quinze ans est l’œuvre du Professeur Koffi Aza et il a abordé les tenants et les aboutissants de cette pratique dans ce second chapitre de l’ouvrage.
Dans le troisième chapitre se dressent les secrets des cultes endogènes. Quand on parle des cultes endogènes dans cet ouvrage Sèdégbédo, il s’agit précisément des
- la première (1re) composante concerne du culte des ancêtres ou culte des défunts ;
- la deuxième (2ème) composante concerne de la décade divine, soit les dix (10) divinités de base : la divinité ‘’Bokô Lègba’’, la divinité ‘’Sègbo Lissa’’, la divinité ‘’Minon-Nan’’, la divinité ‘’Sakpata’’, la divinité ‘’Tôhossou’’, la divinité ‘’Dan’’, la divinité ‘’Xêbiosso’’, la divinité ‘’Gou’’, la divinité ‘’Xoxo’’ et la divinité ‘’Assangni’’ qui retourne encore aux défunts ;
- L’auteur aborde également la troisième (3ème) composante des cultes endogènes que sont les Mancies : Là, ce sont l’ensemble des techniques futurologiques, c’est-à-dire les techniques qui permettent de décrypter l’avenir (le ‘’Bo’’, le ‘’Zo’’ et le ‘’Kintchian Kantô’’).
Sèdégbédo dans sa profondeur nous parle de l’ordre sacré des Minon Nan. Je vous laisse découvrir cet ordre qui continue de se faire parler d’elle de nos jours. Ensuite viendra en dernière position dans le chapitre 3, Sèdégbédo. Ce nom que prendra l’ouvrage et qui, au font a une signification que seul le lecteur peut découvrit. Tognidjè Sèdégbédo. Il faut lire pour bien comprendre.
Le quatrième chapitre et le dernier de cet ouvrage autobiographique est intitulé : Gratitude.
Gratitude à ses géniteurs, à ses formateurs Boconon ou tous les temples où l’homme a été initié. Gratitude à sa famille et ces personnes qui ont joué un rôle, quel qu’il soit dans son parcours. Car, dit-il, c’est grâce à tous ceux-là qu’il est aujourd’hui assis sur plusieurs trônes coutumiers.
Un pas en politique depuis quelque temps, Koffi Aza a décrit dans cet ouvrage ce qu’il conçoit de la politique et le libéralisme social qui reste pour lui son idéal politique. Ne me demandez pas d’où lui vient le surnom Akowé-vou qui signifie « le petit intellectuel ». L’est-il toujours ou bien aujourd’hui, c’est le grand intellectuel. Ce n’est pas pour rien que sans jamais faire un doctorat, on lui a donné le nom de Professeur. Il faut lire Sèdégbédo pour en savoir davantage.
Pour donner un cachet particulier à l’ouvrage Dah Tognidjè Sèdégbédo a fait parler certains hommes et femmes de culture qui l’on vu grandir qui ont eu, à un moment donné collaborer avec lui. Car, estime-t-il, on ne peut jamais tout dire de sois…le reste viendra des autres qui vous suivent de loin. C’est ainsi que dans l’ouvrage, vous verrez le témoignage de six personnalités pas des moindres qui ont parlé de Koffi Aza, ce qu’ils pensent de lui et ce qu’ils veulent de lui. Je voudrais citer le Professeur KAKPO Mahpugnon, ancien ministre et Député à l’Assemblée nationale ; Me Gracia HOLO, Dr Florent Eustache HESSOU, le vénérable AMOUSSA Latif, Blaise AGONSSE et Dada Vognon Adidékoin, Roi d’Assanté.
Sèdégbédo, c’est l’ouvrage du siècle qu’il faut lire à tout prix. C’est une mine de connaissance, un coffre à secret et une ouverture sur le monde du fâ et des vestiges endogènes.
Par Tognissè Yannick SOMALON












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