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LTA et EPFA : Les deux options à comprendre pour la formation en agriculture au Bénin

Dans sa dynamique de modernisation du secteur agricole, le gouvernement béninois a opté pour deux approches d’entité de formation. Il s’agit des lycées techniques agricole (LTA) et les écoles professionnelles de formation en agriculture (EPFA). Le Béninois lambda s’interroge souvent sur la différence qu’il y a entre les LTA et les EPFA qui en réalité ont tous comme ambitions de former les futurs cadres de demain dans le secteur agricole. Pour voir clair dans cette logique gouvernementale et satisfaire la curiosité des uns et des autres, les recherches nous ont conduits à l’Agence du Développement de l’Enseignement secondaire Technique (ADET).

En effet, la transformation structurelle dans le secteur agricole au Bénin rime avec la formation des cadres techniques dans ce domaine afin de palier au besoin de compétence. Dans cette dynamique, il a été procédé au renforcement des lycée techniques agricoles existant, à la réorientation de l’enseignement supérieur technique à travers l’université d’agriculture de Kétou et la poursuite de construction de nouveaux cadres de formation que sont les lycées techniques agricole et les Ecoles professionnelles de formation en agriculture. Selon une source proche de l’ADET, les Lycées Techniques Agricole ont pour vocation de former des techniciens agricoles. Ce sont des établissements d’enseignement secondaire technique qui assure des formations initiales classiques destinées à préparer les apprenants à des diplômes tels que le Diplôme de Technicien des Métiers (DTM) ou le Diplôme de Technicien Supérieur des Métiers (DTSM).

À la différence des lycées techniques agricole, les écoles professionnelles de formation agricole sont orientées vers une formation plus directement professionnelle et pratique. Ces établissements proposent des formations sanctionnées par des certifications telles que le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), le Certificat de Qualification aux Métiers (CQM) ou encore le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP).

Comme les lycées techniques agricoles, ces écoles sont aussi organisées autour d’un site pédagogique et d’une unité économique à vocation pédagogique, permettant de combiner apprentissage théorique et pratique sur le terrain. Ce qui leur permet d’avoir tous (LTA et EPFA) de disposer généralement d’un site pédagogique d’environ 50 hectares, complété par une unité économique à vocation pédagogique pouvant s’étendre sur 500 à 1000 hectares. Ces espaces servent de cadre d’apprentissage pratique pour les apprenants. Alors, si les LTA visent à former des techniciens et gestionnaires d’exploitation capables d’encadrer et de moderniser la production agricole, les EPFA sont destinées quant à elles à préparer des professionnels directement opérationnels sur le terrain.

Par ailleurs, la formation dans les Lycées techniques agricoles (LTA) et les Écoles professionnelles de formation agricole (EPFA) s’articule autour de onze domaines spécialisés, couvrant les principales filières du secteur agricole. Il s’agit notamment de : Productions céréalières et légumineuses ; Horticulture vivrière et ornementale ; Arboriculture fruitière et forestière ; Production animale (élevage) ; Aquaculture et pêche ; Aménagement et irrigation agricoles ; Mécanisation agricole ; Transformation et conservation des produits agricoles ; Gestion des exploitations agricoles ; Agroéquipement et maintenance du matériel agricole ; Entrepreneuriat agricole et gestion des entreprises agricoles

Ces différents domaines visent à doter les apprenants de compétences techniques, pratiques et entrepreneuriales, afin de répondre aux besoins de modernisation et de professionnalisation du secteur agricole au Bénin.

Précisons que Dans sa dynamique, le gouvernement a prévu la construction et la réhabilitation de vingt-six (26) établissements de formation agricole dont 12 Lycées et 14 Écoles professionnelles destinés à former des exploitants agricoles de type nouveau. L’objectif est de renforcer les compétences des jeunes et de soutenir la transformation structurelle de l’agriculture béninoise.

Aurel AHO

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